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couv719202

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

de Ruta Sepetys 

 

 

En résumé...

Au travers la narration en 1941 de Lina, une jeune Lituanienne de 15 ans, nous découvrons l'enfer de la déportation de sa famille, d'elle et de bien d'autres personnes. Cette jeune fille, qui maîtrise l'art du dessin, va tenter de maintenir un lien entre sa mère, son frère Jonas et elle qui se trouvent dans un train à bestiaux, et son père  qui se trouve dans un autre train. Le dessin, l'amitié, la famille, l'humanité entre déportés sera là pour les aider à rester en vie durant cette traversée et toutes les épreuves violentes.

 

Un avis...

Tout d'abord, petit point sur la couverture: Paysage désert et eneigé dans lequel une petite pousse verte pointe son nez. La couverture est sillonnée de fils barbelés aussi bien visibles qu'invisibles (en relief transparent). Autrement dit, cette couverture attire par ses couleurs douces et intrigue par le titre avec cette petite pousse verte. De là on est tenté de lire le résumé, chose que j'ai pour une fois fait. On comprend alors toute la signification de cette couverture, ce qui donne d'avantage envie d'ouvrir le livre et de connaître cette histoire.

 

Ensuite, petite présentation rapide du début du roman, non pour vous raconter l'histoire mais pour comprendre sa mise en place. La narratrice fait peu cas des éléments historiques au départ. on connaît la date, le lieu puis l'arrivée de membres du NKVD. C'et au fur et à mesure seulement, comme les personnages qu'on comprend certains liens entre des personnages, la position politique, les actualités amenant à cette déportation. Cela est très bien fait puisque le lecteur est informé à la même vitesse que la narratrice, même si les souvenirs sont une connaissance supplémentaire pour Lina.

 

C'est écrit de façon simple, ce qui fait que l'histoire se déroule vite sous nos yeux. On voit d'ailleurs au travers des yeux de Lina. Par moment, le texte passe en italique et nous plongeons dans un souvenir de Lina en lien avec une phrase, un évènement qu'elle vit durant cette déportation. Ce qui est magique, puisqu'on imagine assez bien (peut-on imaginer réellement, entièrement ce que tout cela pourrait nous faire ressentir?) les ressentis entre l'insouciance de la vie passée d'un adolescente et la gravité des évènements vécus dans ce train.

 

Les morts, les violences, la déchéance humaine, tout cela se succède, le roman n'essaye pas de dresser les personnages en héros qui survivent sans souci à tout cela, bien au contraire. Larmes, teint gris, crise de colère, tentative pour s'interposer mais aussi la douleur de ne pas oser réagir pour préserver sa vie. 

Ce qui m'a été le plus dur c'est une fois le livre fermé, réaliser que ces pages ne racontaient que les souffrances possibles sur une année, alors que certains survivants y sont restés plus de 10 ans. 

 

Ensuite, je tiens à préciser que ce n'est pas une autobiographie, mais l'auteur explique bien qu'elle s'est documentée, à écouté des témoignages afin 'être au plus proche de cette terrible réalité.  C'est son histoire personnelle (père Lituanien qui a pu fuir le pays) qui lui a donné l'envie d'écrire cette histoire.

 

En bref...

Et point d'orgue remarquable, la volonté de l'auteur n'est pas de dresser l'auteur en haine contre le NKVD, les soviétiques mais mettre en avant l'amour d'un peuple qui a su se relever. Cela me donne envie de m'intéresser plus intensément à tout reportage sur la Lituanie, mieux comprendre ce pays.   

Merci Minidou de m'avour offert ce livre, il est tout simplement magnifique. 

 

Tag(s) : #Chroniques

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