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D'Isabelle Pandazopoulos

En Résumé...

Louise est une jeune fille de 17 ans en Terminale S. Un matin, prise de nausées et spasmes violents, elle quitte précipitamment le cours, se rend aux toilettes. Samuel, délégué de classe l'accompagne. Quand du sang se met à couler en dessous de la porte des toilettes, il pense au pire. Mais Louise ne s'est pas entaillé les veines, elle vient de mettre au monde un oetit garçon, sans même avoir réaliser avant qu'elle était enceinte.

 

En avis....

Ce roman jeunesse permet d'aborder plusieurs sujets assez tabous: la grossesse chez une ado, la prise en charge et le regard de la famille, le déni de grossesse ou encore le viol par la drogue du violeur et la perte de liens sociaux et amicaux quand une situation boulverse les codes d'un groupe.

Le procédé de narration est courant chez cet éditeur avec plusieurs narrateurs avec les principaux personnages de l'histoire. Ici le personnage central est Louise mais nous trouvons aussi ses parents, Samuel, un autre ami puis du personnel social avec psychologue et éducatrice.

La diversité des points de vue fait que finalement on survole beaucoup. Les parents sont fortement suivis au début ainsi que Samuel. Les tourments de Louise sont mêlés à une analyse de la psychologue au début puis cela s'arrête. Le cheminement psychologique de Louise ne nous apparaît presque plus qu'au travers de ses décisions.

Fin attendue, je dirai que l'auteur a voulu ne pas choquer avec un abandon brutal et rester réaliste en ne décrivant pas une fin à la disney. Mais cela m'a semblé trop lisse, trop mûr pour cette jeune fille. On a l'impression que plus aucun adulte ne l'aide à partir de la moitié du roman, qu'on la laisse explorer à sa guise.

J'ai apprécié par contre l'introspection de Louise sur sa personnalité, son corps, cette impression d'être quelqu'un d'autre, d'avoir été trahie par son propre corps.

J'ai détesté le côté "fracture sociale" entre Louise et les autres filles du foyer, le côté "Louise, blanche, blonde, élève modèle jpuant du violon et très bien élevée" opposé à des filles de milieux défavorisés (Leïla, Awa et Jennifer, jamais question de leur famille, des mauvaise fréquentations, niveau scolaire catastrophique). Ca me faisait un peu l'impression de ce qui arrivait à Louise ne pouvait qu'être une erreur...

 

En bref...

L'un des titres du prix littéraire inter-communal de mon "nouveau super collège". Lu en 1 journée. Pas facile de décoller. Roman jeunesse bien mené.

LA DECISION
Tag(s) : #Chroniques

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